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Jean-Frédéric Poisson présente son livre La dictature du bien et décrit un basculement politique où l’obéissance à la loi ne suffit plus, puisque l’adhésion morale devient obligatoire. Le désaccord se transforme en faute éthique, et la vie publique se réorganise autour d’un conformisme présenté comme vertueux.
Nicolas Stoquer et Jean-Frédéric Poisson replacent cette dynamique dans le cadre d’une « démocrature » : élections et parlements demeurent, tandis que le pouvoir se confisque au profit d’une minorité. Le projet néolibéral inverse sa promesse et sacrifie la liberté individuelle à la stabilité des structures marchandes.
Jean-Frédéric Poisson décrit une propagande institutionnelle devenue permanente, théorisée dès la Première Guerre mondiale et prolongée en temps de paix. La crise sanitaire incarne cette logique de gestion des masses, où la manipulation des faits oriente les comportements et enferme le citoyen dans une souveraineté réduite.
Reste une question : jusqu’où peut aller cette « dictature bienveillante » sans briser définitivement la liberté intellectuelle ?