GPTV (www.geopolitique-profonde.com)
Marc Daoud rappelle d'abord les origines de Palantir, géant de l'analyse de données né grâce à In-Q-Tel, le fonds d'investissement de la CIA. Il décrit un choix lourd de sens : sous couvert de lutte antiterroriste, l'État confie ses informations les plus sensibles à une puissance étrangère, franchissant une étape décisive vers une surveillance généralisée.
L'invité remplace cette transition dans un cadre géopolitique : non un simple progrès technique, mais une dépendance accumulée envers les intérêts d'outre-Atlantique. Il pointe les liens entre les responsables politiques, de Gabriel Attal, aux cercles entourant Donald Trump, et cet écosystème technocratique.
Daoud avance l'hypothèse d'un crédit social à l'occidentale, où l'accès aux services publics dépendrait de la conformité numérique, et où le blocage d'un compte bancaire suffirait à sanctionner une opinion.
Plus largement, une question s'impose : que reste-t-il de la liberté quand le monde physique se laisse absorber par la matrice numérique ?