Leur(s) Nom(s) est Bond… Jame(s) Bond(s) (Partie 2 : 1989-2021) | Seriefonia
Author: VL
December 17, 2025
Duration: 1:11:42
On poursuit cette grande rétrospective de James Bond au travers de sa musique dans notre émission Seriefonia.
C’est la huitième saison déjà. Et c’est toujours… SérieFonia.
SERIFONIA, SEASON 8 OPENING THEME by Jérôme Marie
[AMBIANCE SONORE : SKYFALL, Intro Word Test and Bullet Removal]
[Day Wasted, from Skyfall by Thomas Newman]
Vivien : “All right… Gun.”Tristan : “Shot.”Vivien : “Agent.”Tristan : “Provocator.”Vivien : “Woman.”Tristan : “Provocatrix.”Vivien : “Heart.”Tristan : “Target.”Vivien : “Bird.”Tristan : “Sky.”Vivien : “M.”Tristan : “Bitch.”Vivien : “Sunlight”.Tristan : “Swim.”Vivien : “Moonlight.”Tristan : “Danse.”Vivien : “Murder”Tristan : “Employment”Vivien : “Skyfall… Skyfall… Skyfall”Tristan : “Done”
[Gun Barrel/Cray Cay Landing, from Licence to Kill by Michael Kamen]
Nous nous étions quittés sur du John Barry… Et nous voici de retour sur du Michael Kamen. En cette fin des années 80, le « Bond » change. Drastiquement. La transition souhaitée vers l’exploration d’un personnage plus humain… donc, plus sombre… a certes été déjà bien engagée avec Tuer n’est pas jouer… Mais avec Permis de Tuer, tout devient plus radical encore. Y compris la musique. Parce que bon, on n’emploie pas un Michael Kamen pour faire autre chose que du Michael Kamen. Alors, OK, ce n’est pas la première fois qu’un compositeur américain prend la relève du so british John Barry… Mais là, ça sonne carrément Hollywoodien. La preuve : sous la baguette de Kamen, l’orchestration 007 est soudain plus proche d’un Piège de Crystal, voire même d’un Highlander, que d’un… Bah… que de tout ce qui s’est fait avant, en fait.
[Seaplane Escape, from Licence to Kill by Michael Kamen]
Flagrant, non ?! Mais attendez ! Ne me faîtes surtout pas dire ce que, justement, je n’ai pas dit. Ce n’est pas parce que ça sonne différemment que je ne trouve pas ça a’ch’ment bien quand même… Au contraire. J’ai toujours adoré Michael Kamen. Et son Licence to Kill ne déroge pas à la règle. Mais ne brulons pas trop vite les étapes… Car, comme vous le savez, j’aime bien ne pas faire les choses totalement dans l’ordre et me perdre, parfois, en légères digressions… Du coup, hop, je rembobine un peu, car je m’en voudrais de ne pas évoquer les quelques projets annexes à la franchise officielle James Bond… Qui contribuent malgré tout au mythe… n’en déplaise aux puristes.
[Dream On James, You’re Winning, from Casino Royale (1967) by Burt Bacharach]
En 1967, sortait… Casino Royale… Eh oui, déjà. Mais attention, pas celui avec Daniel Craig dans le rôle de Bond. Non. Celui avec Peter Sellers, David Niven, Terence Cooper et même Woody Allen dans le rôle de Bond. Si, si… Tous à la fois. Et encore, je suis loin d’avoir cité tout l’monde ! Vous l’aurez compris, je parle naturellement du film-pastiche mis en scène par… Ah merdum… là aussi, c’est compliqué… John Huston, Ken Hughes, Val Guest, Robbert Parrish et Joe McGrath ; sous la production d’un certain Charles K. Feldman… En réalité un ancien avocat devenu agent et à qui, en 1960, hérite des droits d’exploitation du roman, que Fleming avait vendu à Gregory Ratoff cinq ans plus tôt. Dans les premiers temps, Feldman envisage d’en faire un film sérieux… Un vrai Bond, en somme et propose même à Sean Connery de faire une petite infidélité à ses associés de la licence officielle. Une offre que le comédien… accepte ! Mais uniquement pour la bagatelle d’un million de dollars. C’est trop pour Feldman qui, du coup, va rebattre ses cartes et redistribuer le jeu…
[Bond Arrival in France, from Casino Royale (1967) by Burt Bacharach]