C.d.C #9 : 1955 Boris Vian – Geneviève – Eartha Kitt – Raymond Lévesque
Author: Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale
April 13, 2024
Duration: 59:59
Chronologie de la Chanson #9 : 1955 Boris Vian - Geneviève - Eartha Kitt - Raymond Lévesque
Chronologie de la Chanson #9 : 1955. Nous allons explorer la mémoire de la Chanson parue en 1955. Boris Vian interprète ses chansons dans deux 45 tours qui ne trouveront le succès public qu’après sa mort. Rares sont les interprètes qui osent les chanter. Les chansons de Léo Ferré commencent à se diffuser à l’étranger via Geneviève et Eartha Kitt qui propose une l’adaptation décoiffante de « L’homme ».
Geneviève - Charles Trénet - Les Garçons de la Rue - Florence Véran - Jacques Estérel
Ginette Auger alias Geneviève est une comédienne et chanteuse française née à Paris en 1920. Elle décède en 2004 à Los Angeles.D’abord en 1949 elle ouvre une boîte de nuit « Chez Geneviève » à Montmartre. Ainsi, lors d’une audition, Geneviève fait la connaissance de Luc Poret. Séduite, Luc devient son compositeur – accompagnateur.C’est alors qu’en 1954, ils sont repérés par un recruteur de talent étasunien. Embauchés pour chanter dans un club, ils partent à New-YorkDe fait, sa dégaine débraillée (raggedy) de Parisienne et son accent « so frenchy » plaisent au public. Ainsi, Geneviève enregistre un 30cm chez Columbia en 1955 dans lequel elle interprète deux chansons de Léo Ferré (Paris-canaille et Amour, amour) en sus des chansons de son compagnon Luc Poret.Chansons de la 1ère partie :02:03 Les Garçons de la Rue : Le piano du pauvre : Léo Ferré : 195504:43 Geneviève (Ginette Auger) : Amour, amour : Léo Ferré : 195507:23 Florence Véran : On m’a volé tout ça : Luc Poret – Florence Véran10:15 Charles Trénet : L’âne et le gendarme : Charles Trénet : 195513:00 Jacques Estérel : Trois vieux canons : Jacques Estérel : 1955
Boris Vian - Suzy Delair - Marcel Mouloudji - Philippe Clay
Boris Vian, un multi-artiste inclassable , naît à Ville d’Avray (région parisienne) en 1920 dans une famille très aisée. Ses parents, héritiers, n’avaient pas à se préoccuper du quotidien… du moins jusqu’à la débâcle capitaliste de 1929.Cependant, malheureusement, en 1932, Boris ressent les signes graves d’un début de rhumatisme cardiaque.Malgré cela, en 1935 Boris se met à la trompette. Il fonde alors un orchestre de jazz au lycée avec ses deux frères et quelques amis.– 1936-1939 Adhésion au Hot-Club de France, études en « Mathématiques Spéciales » au lycée Condorcet puis École Centrale des arts et manufactures. Dans sa famille et avec ses voisins, en plus des surprises-parties, le jeune Boris s’adonne aux jeux de langage (bouts-rimés, cadavre exquis) dans une salle des fêtes, construite par son père Paul.Boris Vian pendant le guerreAinsi, en 1939, Boris échappe à la mobilisation puis au STO en raison des ses troubles cardiaques.Pendant la période de guerre (1940-1945), la famille Vian s’installe à Capbreton (Landes). Boris Vian se marie avec Michelle en 1941. Cette dernière l’incite à écrire. Le couple a le goût du swing et des surprises-parties à Ville d’Avray en compagnie de Zazous (zinnoffensifs). La milice ne patrouille pas dans la « périphérie chic« . D’ailleurs, les Vian vivent en vase clos, loin de la dure réalité de l’occupation nazie.En outre, Boris Vian est passionné de jazz, acheteur de Jazz Hot depuis le numéro 1. Il est membre du Hot Club où il vient écouter les disques étasuniens introuvables dans le commerce. De fait Vian est un excellent trompettiste. À partir de 1942, il joue dans l’orchestre Abadie qu’il quitte en 1947 pour ménager son souffle.Boris Vian