GPTV (www.geopolitique-profonde.com)
Stéphanie Reynaud présente d'abord ce mécanisme moins connu que l'effet placebo. Le mot, du latin « je nuirai », désigne un phénomène où la suggestion d'un effet négatif déclenche une souffrance bien réelle. L'imagerie cérébrale montre que le cerveau actif physiquement les zones de la douleur sous l'effet d'une attente négative.
L'invitée détaille la chimie en jeu : face à la peur ou à l'anxiété, le cerveau sécrète de la cholécystokinine, une hormone qui amplifie la perception de la douleur. Nicolas Stoquer prolonge la réflexion en posant la question de l'effet d'un climat médiatique et politique en alerte permanente.
Tous deux défendent l'idée d'un nocebo collectif : à force de saturer l'espace mental de menaces, le discours ambiant pourrait fragiliser les citoyens et entamer leur discernement.
Pour aller plus loin, l'échange propose des pistes pour reprendre la main sur son rapport à l'information. De quoi nourrir le débat sur la santé mentale et la responsabilité des médias.