GPTV (www.geopolitique-profonde.com)
Le point de départ est net : le ministre des Finances polonais, Andrzej Domański, écarte la monnaie unique et maintient le zloty malgré les pressions de la Commission européenne. Olivier Piacentini s'oppose aux trajectoires : 3,5 % de croissance en Pologne, contre 0,5 % en Allemagne et un chômage persistant en France.
Lara Stam a rencontré ce dynamisme et l'effondrement industriel des nations de l'Ouest. L'analyse chiffre le coût supporté par chaque Français depuis l'adoption de l'euro — environ 55 000 euros — et décrit la monnaie unique comme un carcan privé les économies de tout ajustement compétitif.
Olivier Piacentini précise cependant l'ambivalence du modèle polonais : Varsovie capte près de 20 milliards d'euros nets de fonds européens par an, tout en consacrant 4,5 % de son PIB à des armements américains et sud-coréens, dans un alignement étroit sur l'OTAN. Le cas hongrois prolonge ce constat, jusque dans son opposition.
Reste une question : l'euro peut-il survivre à cette ligne de fracture entre l'Est qui refuse le piège et l'Ouest qui le subit ?