C.d.C.#46 1973 Chansons de l’An 01 – François Béranger – Claude Fonfrède – Catherine Sauvage – Gilles Servat

C.d.C.#46 1973 Chansons de l’An 01 – François Béranger – Claude Fonfrède – Catherine Sauvage – Gilles Servat

Author: Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale February 16, 2026 Duration: 1:00:00
C.d.C.#46 1973 Chansons de l'An 01 - François Béranger - Claude Fonfrède - Catherine Sauvage - Gilles Servat 1973 Chansons de l'An 01 : Contexte historique Chansons de l'An 01 : le film "L'An 01" est tiré de la bande dessinée éponyme de Gébé publiée dans Politique Hebdo de 1970 à 1972. Gébé, alias Georges Blondeaux, dessinateur à la SNCF, a décidé un jour de tout arrêter. Il veut alors voir si ce désir est partageable avec d'autres. L'idée est simple : on arrête tout, on fait "un pas de côté". Le projet naît de faire de chaque planche d'une bande dessinée le scénarimage (storyboard) d'un film. Le CNC refuse l'avance sur recette d'un film qui prône l'abandon utopique et festif de l'économie de marché et du productivisme…Cependant Jacques Doillon, aidé d'Alain Resnais et de Jean Rouch réunit quelques acteurs connus : Miou-Miou, Depardieu, Coluche… et 300 acteurs improvisés. Le film, sorti en septembre 1973, fera un tabac. Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de François Béranger : Chansons de l'An 01 Enfance et scolarité de François Béranger François Béranger, chantauteur français, naît à Amily (Loiret) en 1937 où vivent ses grands-parents maternels. Son père, André, est ouvrier-tourneur et militant syndicaliste à Renault-Billancourt, sa mère couturière à la maison. André s'engage dans la Résistance durant le seconde guerre mondiale. En 1945, à la Libération, André adhère au MRP et sera élu de la Nièvre jusqu'en 1951 où pour éviter des alliances douteuses, il quitte la politique. Il entre alors à la direction générale chez Renault. Les usines ayant été nationalisées, à la suite des activités collaborationnistes de "P'tit Louis".Sa mère et sa grand-mère, couturières toutes les deux, chantent en travaillant. Son père a des activités au sein des Auberges de Jeunesse qui le conduisent à chanter et à faire chanter.François est à bonne école chez lui mais en classe il suit une scolarité moyenne : « Je m'étais installé confortablement dans une honorable moyenne, à égale distance du vedettariat des premiers et de la honte des cancres… » François Béranger décide d'abandonner les études Mais, en 1954 (il est alors en première) François Béranger décide d'abandonner les études pour entrer dans la vie active. François devient ouvrier chez Renault pour toucher au plus près le mythe prolétarien. En fait ce dernier vole rapidement en éclat : « C'est insolite et original de travailler en usine et d'avoir fait du grec et du latin. Les prolos et fils de prolos n'y comprennent pas grand-chose : qu'est-ce que je fous là, alors que pour eux les lycées et universités sont un monde inaccessible ? Assez vite, je me rends compte qu'on ne se prolétarise pas comme ça. Et que la culture, l'enseignement reçus font une sacrée différence dans l'appréhension du quotidien… ». De fait, il rejoint une troupe de théâtre amateur "La Roulotte" où il chante pour la première fois en s'accompagnant à la guitare. La Roulotte a un côté à la fois social, chrétien de gauche et vaguement scout. Un peu à la manière de la Franche Cordée où Jacques Brel fera ses premiers pas de chanteur.En 1958, il est convoqué pour effectuer son service militaire, il passera 19 mois en Algérie et sera confronté à la réalité de la torture : « Institutionnalisée. Omniprésente. Pratiquée systématiquement, à grande échelle. Jusque sur des enfants. C'est l'affaire des "spécialistes" mais tout le monde est au courant. Ceux qui sont contre ne la ramènent pas, par crainte des représailles. Beaucoup y sont favorables… » François Béranger retourne à la vie civile Enfin, à la fin de l'année 1960 François Béranger retourne à la vie civile et c'est difficile : « Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je voudrais faire bonne figure mais je suis vidé. On a fait de moi une espèce de zombie qui ne sait plus jouir

Le chant de l'histoire est une exploration sonore qui suit le fil du temps à travers la chanson francophone. Ce podcast plonge dans les mélodies et les textes qui ont accompagné les époques, des complaintes médiévales aux refrains contemporains. Chaque épisode est une plongée dans un moment précis, où l’on découvre comment les grands bouleversements historiques, les évolutions esthétiques, mais aussi les menus faits du quotidien et les sentiments intimes ont trouvé un écho dans la musique. L’héritage est vaste, puisant aussi bien dans les traditions populaires que dans les écoles savantes, révélant un répertoire d’une richesse et d’une diversité souvent insoupçonnées. En écoutant, on perçoit comment la chanson, cette expression ancestrale, s’est constamment forgée à l’air du temps, portant tantôt un message social, tantôt une poétique raffinée, oscillant entre la rétrospective et l’actuel. Il ne s’agit pas d’une simple liste de titres, mais d’une narration qui tisse les liens entre l’histoire collective et l’art des troubadours, des chansonniers et des auteurs-compositeurs. La haute tenue littéraire de certaines œuvres côtoie la force brute des chants de rue, offrant un panorama complet de cette chronologie vivante. Ce podcast est une invitation à tendre l’oreille pour entendre, dans chaque couplet et chaque refrain, l’écho des siècles qui résonne encore.
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Le chant de l'histoire
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