C.d.C.#49 1974 Complainte de Victor Jara : Jean-Roger Caussimon – Victor Jara – Serge Reggiani – Georges Langford
Author: Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale
April 12, 2026
Duration: 1:01:06
C.d.C.#49 1974 Complainte de Victor Jara : Jean-Roger Caussimon - Victor Jara - Serge Reggiani - Georges Langford
1974 Complainte de Victor Jara : Contexte historique
Complainte de Victor Jara : En pleine guerre froide, l’expérience de la « voie chilienne vers le socialisme » a duré moins de trois ans (de novembre 1970 à septembre 1973). Elle a néanmoins transformé le pays andin de neuf millions d’habitants et passionné le monde intellectuel et militant, d’un bout à l’autre de la planète.
Les gauches (autour du Parti socialiste et du Parti communiste), à l’origine, en 1969, de la coalition qui prend le nom d’Unité populaire (UP), proposent une transition vers le socialisme à la fois démocratique et révolutionnaire, institutionnelle, électorale et non armée : il ne s’agit plus de miser sur la guérilla et les kalachnikovs, mais sur la mobilisation des classes populaires et du mouvement ouvrier.
Se fondant sur ce qu’ils estiment — à tort — relever d’une tradition historique légitimiste de l’armée et d’une certaine flexibilité de l’État chilien, Allende et les siens parient que les militaires respecteront le suffrage universel et qu’il deviendra possible d’imposer la volonté majoritaire à l’oligarchie sans tirer le moindre coup de feu. […]
Le coup d'État du 11 septembre
Le matin du 11 septembre 1973, avec l’appui de l’administration Nixon (mais aussi — on le sait aujourd’hui — de la dictature brésilienne ), les différentes branches des forces armées se soulèvent. La gauche se trouve désarmée tant au plan politique que militaire. Et la bataille du Chili prend fin, dramatiquement .
S’appuyant sur un catholicisme national-conservateur et la doctrine de la sécurité nationale, la dictature civico-militaire ferme le Parlement, réprime dans le sang les syndicats, proclame l’état de siège, pratique la censure.
Contre le « cancer marxiste », le terrorisme d’État s’abat sur le pays. Durant seize années, les militaires et la police politique torturent des dizaines de milliers de personnes, assassinent plus de 3 200 individus, dont plus d’un millier sont encore aujourd’hui disparus (leurs corps n’ayant jamais été retrouvés).
[ source Monde Diplomatique ]Biographie de Jean-Roger Caussimon (2ème partie) : Complainte de Victor Jara
1ère partie de la biographie de Jean-Roger Caussimon
Pierre Barouh & Jean-Roger Caussimon, enregistrement du premier album 33 tours chez Saravah
En 1966 Pierre Barouh avait écrit les chansons du film "Un homme et une femme" de Claude Lelouch. Ce dernier manquant d'argent, Barouh essaie de débloquer la situation en allant proposer les chansons aux éditeurs de musique qui les refusent. Par dépit, Pierre Barouh décide donc de créer une maison d'édition : Saravah. Néanmoins, Claude Lelouch parvient quand même à boucler son budget.
La chanson "Un homme et une femme" chantée par Nicole Croisille remporte un immense succès. Pierre Barouh fait alors fortune.
Avec ce flot d'argent, Pierre décide de faire enregistrer des disques aux amis, Jacques Higelin et Brigitte Fontaine. Et en ce qui concerne Caussimon, il en a dit :
« Jean-Roger fait partie des gens dont je me suis nourri quand j'avais 15 ou 16 ans, à travers des chansons comme "Comme à Ostende" ou "Le temps du tango". Comme je me suis nourri de Mac Orlan, de Trenet, de Prévert, de Jean Vigo…Les années passaient et j'étais complètement révolté du fait qu'on attribuait ces chansons à Léo Ferré. Un jour, en discutant avec José Artur, je lui ai parlé de Caussimon qui faisait du théâtre à cette époque, c'était un très bon acteur. Et José m'apprend que Jean-Roger Caussimon, étudiant bordelais quand il a débarqué à Paris chantait au Lapin Agile.J'ai donc été le trouver, rue Damrémont dans le 18ème, alors que Saravah existait déjà depuis quelques temps. Je lui ai dis : "Monsieur Caussimon, j'aimerais vous produire un disque". Il avait 52 ans. Et il me répond : "mais, cher monsieur Barouh, vous n'y pensez pas ! Vous allez perdre t