C.d.C. #38 La mort d’Orion – James Ollivier – Jacques Yvart – Luce Klein – Gérard Manset
Author: Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale
October 5, 2025
Duration: 59:59
C.d.C. #38 La mort d'Orion - James Ollivier - Jacques Yvart - Luce Klein - Gérard Manset
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La mort d'Orion : Contexte historique
Au début des années 1970, la musique anglo-saxonne et particulièrement celle des Beatles influence les artistes français. Ainsi début 70 paraît "La mort d'Orion", un oratorio désespéré de métaphysique de Gérard Manset. Ce dernier a travaillé une année entière à la réalisation de ce chef-d'œuvre. Michel Lancelot le fera connaître en le diffusant régulièrement dans son émission Campus sur Europe 1. Le disque se vendra régulièrement jusqu'à ce de Manset décide de retirer le vinyle du commerce en 1988.
Biographie de James Ollivier
Enfance et formation de James Ollivier
James Gaston Raymond Duchamp, alias James Ollivier, chanteur, compositeur français, naît à Reims en 1933. Ses origines sont de Champagne-Ardennes du côté maternel, du Pas de Calais et de Paris du côté paternel.James est un petit garçon charmant, un peu espiègle, qui vit au sein de la famille, composée de ses parents, de sa sœur aînée, de sa grand-mère maternelle, qui lui raconte des histoires fabuleuses, et de la sœur de sa maman.En septembre 1939, la famille, craignant les vicissitudes de la guerre, se réfugie en Normandie, au bord de la mer, près de la Baie du Mont Saint-Michel. Là, le petit James découvre la beauté du site, son immensité, la plage, et tombe sous le charme.
James a cinq ans, va en classe, poursuivant son petit bonhomme de chemin d'écolier. Ayant appris les chansons « Le petit chemin de fer » et « Les petits lapins », il les reprendra bien plus tard dans un disque pour enfants, lorsque les années auront passé. De retour à Reims en 1941/42, ce sera l'école, la première communion et le collège Henri Jolicœur, où sera signé l'armistice en mai 1945.
Aimant la musique, le chant, le théâtre, James entre au Conservatoire de Reims, où il recevra le premier Prix de Comédie pour le rôle de Lorenzaccio d'Alfred de Musset. Cela décide de ses projets d'avenir, puisqu'il rêve de monter à Paris et de devenir comédien. Ses études terminées, il travaille comme aide-chimiste dans une maison d'alimentation rémoise, mais son idée artistique le tarabuste toujours.
Début de la carrière artistique De James Ollivier
Au milieu des années 1950, James part à Paris où il entre au cours Simon, puis chez Gabrielle Fontan, qui lui donne son nom de scène « James Ollivier ». Arrive, alors, le service militaire, il est infirmier au Val de Grâce.Celui-ci terminé, il rencontre Jean Dasté de la Comédie de Saint-Etienne qui l'engage, lui donnant ainsi son baptême du feu. Là, pendant trois ans, il interprétera les grands auteurs, Molière, Shakespeare, Dostoïevski, Bertolt Brecht, Bernard Shaw, etc... Il jouera dans « Le héros et le soldat », « Les frères Karamazov », « Le cercle de craie caucasien » et bien d'autres pièces de nombreux auteurs.
De retour à Paris, James Ollivier fait un petit détour par le Théâtre de Bussang de Frédéric Pottecher.Il joue chez Sacha Pitoëff, Jacques Fabri, Marie Bell, qui lui donnera un rôle chantant dans « La voleuse de Londres », et Jacques Sarthou dans « Les fourberies de Scapin ».
Mais James Ollivier compose aussi des chansons et met en musique les poètes qu'il aime : Jacques Prévert, Louis Aragon, Robert Desnos, Guillaume Apollinaire, Paul Verlaine Verlaine, Joe Bousquet, Claude Roy, Jules Lafforgue, etc… Un soir, avec des amis, il va « Chez Georges », rue des Canettes. On lui demande de chanter. Suivront le Club des Poètes, la Closerie des Lilas, la Contrescarpe, le Don Camilo.
Ainsi en 1966 paraît chez BAM son disque Marennes - Cancale deuxième album de la série "La Fine Fleur de la Chanson Française" . Le premier ayant été consacré à Hélène Martin, les suivants respectivement à Jacques Douai, Jean Vasca